Raphaël Andriamahefa

Arrivé fin 2012 pour t‘installer avec ta famille à Evry en Essonne, tu as souhaité rejoindre notre groupe de partage, appelé noyau de volontaires au sein du mouvement des Focolari.

C’était la continuité de ton engagement vécu précédemment à Lille et à Bordeaux dans des groupes semblables. Tu avais découvert le charisme de l’unité du mouvement des Focolari lorsque vous étiez encore à Madagascar. Ainsi pendant une dizaine d’années, nous nous sommes retrouvés régulièrement Julien, Albert, Jacques, Gérard et toi Raphaël pour partager et confronter notre foi et engagement de chrétien en référence à l’évangile.
C’était des moments d’échange simples et aussi profonds où transparaissait la force de ta foi enracinée dans l’Evangile. Tu nous partageais tes engagements, ainsi que ta vie de famille avec Voahangy, tes enfants et tes proches, où transparaissait en toute humilité ton rôle de patriarche toujours prêt à prendre la voiture pour voir l’un ou l’autre.
Tu t’es engagé comme accompagnateur pastoral auprès des jeunes du diocèse, pour lequel tu te dépensais sans compter.
Ton choix de vie avec le mouvement des Focolari s’est incarné dans ta volonté de faire connaître le charisme de l’unité dans la communauté de vie, appelée Mariapolis d’Arny à Bruyères le Châtel. Lors des différentes rencontres, ton accueil et ton sens du partage étaient appréciés de tous, notamment tes talents et tes connaissances culinaires dont tu faisais preuve tout simplement pour faire plaisir aux amis.
Enfin, tu es toujours resté attaché à ton pays Madagascar, à ta culture malgache et à ses spécificités à côté à notre culture française.

Quand la maladie est intervenue, tu nous en as parlé en exprimant simplement ta confiance en Dieu pour vivre ces moments difficiles avec l’aide de la prière. Tu ne t’es jamais plaint malgré les souffrances qui devaient être tiennes. Lorsque vous avez décidé en famille de vous installer près de ton fils Toavina en Lot et Garonne, pour continuer ton engagement chez les Focolari, tu as intégré l’équipe
de volontaires qui était proche. Du fait de tes venues en région parisienne pour continuer des soins à l’hôpital St-Antoine, tu as gardé le lien avec notre équipe, venant à nos rencontres quand l’occasion se présentait. Les derniers temps tu n’en avais plus la force et le lien était
plutôt par téléphone. Tu ne parlais pas du mal qui te rongeait et tu demandais plutôt des nouvelles des uns et autres.

Maintenant que tu es parti rejoindre ta femme Voahangy qui t’a précédé de peu, et tous tes amis à la Mariapolis du Ciel, nous pouvons dire que tu laisses la trace indélébile d’un homme simple et bon, à l’écoute et accueillant, plein d’amour pour les autres, et cherchant toujours à vivre concrètement l’Unité.

Gérard L.

Raphaël
Lorsqu’il a été à la retraite Raphaël s’est proposé pour préparer les repas du mardi à Arny. Le mardi est le jour où une vingtaine de bénévoles se retrouvent pour l’entretien du parc d’Arny et aussi pour construire ensemble la fraternité. Pendant plusieurs années, en fait jusqu’à l’annonce de sa maladie, presque tous les mardis
Raphaël a préparé le repas pour nous tous. Il avait un réel don pour la cuisine mais surtout pour lui, préparer un repas, un bon repas était sa façon de vivre la fraternité et l’amour pour le prochain. Il le faisait pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants, les jeunes de l’aumônerie, la communauté malgache catholique, ses amis volontaires et nous à Arny. C’était sa façon à lui d’être au service et de faire fructifier ce don pour les autres.
A ses côtés j’ai beaucoup appris, pas seulement la cuisine. Il aimait rendre les gens heureux. J’ai découvert la tradition et la culture malgache à laquelle il appartenait et à laquelle il était profondément attaché.
Merci Raphaël pour tous ces moments d’échanges. Je suis convaincue que grâce à tous ces bons repas que tu as préparés et ta proximité avec chacun, tu as contribué à rendre le monde meilleur.
Clotilde B.