Noël, une espérance à partager – Strasbourg
« Noël, une espérance à partager ».

Le 13 décembre 2025, a eu lieu à Strasbourg, la « Mission Noël 2025 » dont le thème était : « Noël, une espérance à partager ». Elle avait pour objectif de créer un parcours d’espérance et de fraternité, ouvert à tous : passants, familles, enfants, bénévoles, mouvements d’Église. Pour cela, il fallait inviter chacun à franchir le seuil, à vivre une rencontre, et à goûter la joie simple de Noël.
Les organisateurs étaient des membres bénévoles des différents mouvements chrétiens : ACE, DEMAF, MEJ, ACI, CCFD, CMR, Église Verte, Focolari, Scouts et guides de France, Écologie intégrale, Aumônerie de rue, Chorale des Jeunes d’Alsace…, qui pour cette nouvelle édition 2025
avaient fait le choix de travailler ensemble, sans autre distinction d’appartenance qu’un petit distinctif de leur mouvement, un peu à l’image d’Ensemble pour l’Europe, qui y avait pris part les années précédentes. C’était la collaboration entre tous qui devaient être privilégiée.
Jean Troestler : « Mission Noël 2025 » fût pour moi une première. Lorsque je fus contacté pour les premières et nombreuses réunions de préparation, j’ai voulu contribuer à organiser cet événement diocésain « inter-mouvements », en me disant que c’était là une occasion d’apporter une spécificité de notre mouvement. J’ai rapidement intégré l’équipe, et j’ai fait appel à Marie-Agnès qui nous a rejoint. L’objectif était l’ouverture de la maison diocésaine, un samedi après-midi (le 13 décembre), pour vivre un échange avec le grand public du marché de Noël de Strasbourg. L’idée était de leur faire vivre autre chose que le côté shopping des marchés de Noël. Dans l’organisation nous faisions partie du pôle « Construire ensemble », et nous avions en supplément la charge de l’animation spirituelle de clôture de la journée (prières du soir). Les passants du marché de Noël étaient invités à la rencontre, à l’échange, avec des porteurs de flamme. J’étais un porteur de flamme. Les passants recevaient des cartes avec trois bougies, sans leurs flammes, en plusieurs langues. Ils devaient aller à la rencontre des porteurs de flamme. Nous avions un badge avec une « flamme » et des feutres pour dessiner une seule flamme à la fois. Dans l’organisation initiale, seuls étaient porteurs de flamme ceux qui faisaient partie du pôle « Construire ensemble ». Après la matinée de préparation des salles, nous étions tous porteurs de flamme : il n’y a pas d’un côté de bon témoins chrétiens et de l’autres des mauvais. Nous sommes tous appelés à cette mission de l’évangélisation. Devant le sourire de certains visiteurs, ou le charme de certains autres, j’ai osé parfois donner deux flammes, enfreignant ainsi la règle. Mais le résultat fût impressionnant, avec de grands visages décrochant de grands sourires. S’en suivait un échange avec paroles et expressions de joie. Il n’y avait pas lieu de faire un commentaire sur l’incarnation de notre Dieu, ou d’entrer dans des interprétations théologiques. Une simple question sur le sens de Noël pour eux, puis sur leur espérance en cette période, amenait à de simples échanges et partages. Très souvent, ce sont la joie des retrouvailles, en famille, avec des amis qui retiennent leur attention. Pour d’autres un échange plus profond sur la question de Dieu, est apparu. Pour moi, il fallait parfois aborder cette question pour centrer Noël sur l’irruption de Dieu dans notre humanité à travers la naissance de l’enfant Jésus (nous avions une crèche vivante !). Parfois j’ai reçu de leur part un témoignage de foi très court. Parfois également des aveux sur leur pratique dominicale, sur leur degré de pratique religieuse. À certains autres, j’exprimais tout mon respect car ils étaient d’une autre confession (musulmane parfois) ou athées. Comme nos invités, nous avons vécu un temps d’écoute mutuel, de paix, de joie, à travers les paroles et les regards échangés. Car, que serait un Noël sans Amour ? Je dirai bien plus encore : « C’est Noël sur la terre chaque jour, car Noël, Ô mon frère, c’est l’Amour ! ».
L’après-midi a commencé par un temps de prière où tous étaient invités à « oser la rencontre pour bâtir la paix », accompagné de chants et de l’arrivée de la lumière de Bethléhem, que l’on proposait à tous de venir prendre pour l’apporter chez eux.

Les personnes étaient donc invitées à compléter la carte reçue avec trois flammes, qui devaient être de 3 couleurs différentes, et ce, en rencontrant à chaque fois un porteur de flamme différent avec qui elles devaient échanger, en répondant à des questions telles que :
« Pour vous, c’est quoi Noël ? »
« Quelle est votre espérance ? »
« Quel est pour vous un beau moment de partage ? »
Ces échanges simples ont fait naître un vrai dialogue, un sourire, un moment de partage et de témoignage fraternel. Ainsi, tous les visiteurs ont pu vivre trois rencontres successives qui leur ont fait découvrir la richesse et la diversité des mouvements d’Église.
Dans la cour, tous les trois quarts d’heure, se déroulaient une crèche vivante, avec la participation de jeunes scouts et de différentes personnes d’une paroisse de Strasbourg. Ils étaient accompagnés par un chœur scout, chantant des chants de Noël, que la foule reprenait, créant ainsi une belle atmosphère de joie et sérénité. Un bon vin chaud était aussi proposé à qui se trouvait dans la cour.
À l’intérieur, dans une première pièce, les enfants et adultes pouvaient réaliser des cartes postales de Noël, des éléments de décoration (pots de yaourt servant de porte bougie, bonhomme en papier…) ou faire des jeux, selon des propositions écologiques et solidaires.
Dans la Chapelle, le groupe des jeunes d’Alsace animait l’après-midi avec des chants de Noël.
Au fond du couloir, se trouvait le Café de l’Espérance où, en fin de parcours, l’on pouvait recevoir gratuitement : Jus de pommes, café, chocolat chaud, pain d’épices, douceurs, au grand bonheur des petits et des grands. Beaucoup partaient en nous remerciant de ce moment convivial vécu, disant qu’ils ne l’avaient trouvé nulle part ailleurs. Beaucoup étaient venu voir le marché de Noël de Strasbourg et étaient frappés par le contraste entre son atmosphère commerciale et superficielle et l’atmosphère de joie et d’accueil qui régnait parmi nous.
A la fin de l’après-midi, après avoir rangé et nettoyé les lieux, un petit groupe d’entre nous s’est retrouvé pour un moment de prière et d’action de grâce afin de remercier Dieu de cette journée. Nous avons pu aussi partager quelques impressions et beaux moments de partages vécus. Nous étions tous très impressionnés par le nombre de jeunes qui sont venus et qui se sont prêtés volontiers au jeu de compléter leurs cartes.
Diverses personnes n’étaient pas chrétiennes, mais tous disaient combien Noël étaient pour eux un moment où l’on se retrouve en famille, un temps de paix, de sérénité, qui enchante et où l’on se sent meilleurs.
Agathe Wurst (DEMAF) a rencontré une jeune de l’Asie, qui n’était pas chrétienne et lui a demandé qui était Jésus ? Elle a pu avoir un contact très
profond avec elle et cette dernière lui a dit qu’elle voulait en savoir plus sur Jésus.

Brigitte Florian : « J’ai vraiment eu du plaisir à accueillir les passants pour ce « Noël des Mouvements »; – Belle occasion de se mobiliser ensemble autour d’un thème commun à tous les croyants : « La venue de Notre Sauveur ». J’ai été surprise par la venue de beaucoup de jeunes venant de nombreuses régions, curieux, souriants, ouverts à toute proposition, nous interpellant également sur notre foi et nos convictions. Ce fut un temps d’Espérance : pour ma part, aucun rejet ou regard critique sur nos différentes propositions, bien au contraire, un temps d’échange, de respiration, de pause entre tous les stands de marché de Noël, crépitant d’effervescence et d’affluence ! »
Agnès Lehn : « C’était vraiment une belle expérience d’initiatives collectives. J’;ai été frappée par l’harmonie d’ensemble où chacun avait bien sa place entre l’accueil et les animations. J’ai été aussi frappée par la joie qui ressortait des échanges avec les visiteurs qui se sont trouvés bien aux différents points de rencontre et/ ou d’activités, de partage. Un couple de Schiltigheim musulman avec leur bébé et un très jeune enfant a été attiré par la musique après le portail, puis par le programme. Nous sommes restés ensemble longuement à partager sur les différentes traditions : alsacienne, turque et marocaine. Ils ont été frappés par la qualité d’accueil, de dialogue et l’atmosphère de fraternité. Ici toutes les tranches d’;âge se trouvent à l’aise ! Eux-mêmes étaient très ouverts et désireux de garder le contact. Pour moi aussi, ils étaient et sont un cadeau de Noël ! Un cadeau de la Mission offert par l’Enfant- Jésus. »



