Isabella Tajariol

Profil d’Isabella Tajariol, focolarine italienne

Une montée en cordée, ardue mais finalement triomphante, voilà ce que nous avons vécu ces derniers temps avec Isabella. Le 5 juin elle est partie pour la rencontre définitive avec Dieu. Voici la Parole de Vie reçue de Chiara : « En vérité, je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas » (Marc 10, 15).

Née le 25.9.1940 à Rome, elle a connu les Focolari comme jeune et a tout de suite été profondément touchée. Puis elle a ressenti l’appel de Dieu à entrer au Focolare. Après la période de formation à Rocca di Papa elle est partie en 1966 pour la Belgique. Elle avait le don des langues. Elle nous a souvent tenus en haleine avec ses récits ponctués d’humour.

Après un court séjour au focolare de Luxembourg et deux ans en France, elle est revenue en Belgique. Elle s’est donnée avec générosité dans la vie de la communauté, et particulièrement auprès des religieuses de notre Mouvement.

Isabella a beaucoup souffert physiquement : une scoliose très prononcée et des problèmes aux poumons. Cela l’a rendue plus sensible envers tous ceux qui vivent des épreuves. Que de chapelets priés pour les personnes qu’on lui confiait !

Mais à bien des moments elle n’arrivait pas à accepter ses souffrances et elle vivait des moments de profonde lutte intérieure. Les trois derniers mois, vécus dans une maison de repos et de soins, représentaient un grand détachement pour elle. Avec son tempérament indépendant, il lui était surtout très difficile de se laisser faire.

Comme chaque jour, nous sommes allées la voir trois jours avant son décès, cette fois avec une pizza chaude et une canette de bière, comme elle l’avait demandé. Quand elle a ouvert les yeux, nous étions frappées par sa grande joie. Elle répétait : « J’ai toujours été fidèle », « Jésus m’a dit que j’ai fait le Chemin de Croix comme Lui », « Je vais vers la maison du Père ». Puis elle a levé les bras en répétant : « Laissez-moi entrer ! ». Et elle continuait de répéter : « Comme le Paradis est beau ! »