Vivre la fraternité tout en faisant plaisir à nos mamans !

À l’occasion de la fête des mères, une centaine de personnes se sont mobilisées, dans différents points de Haute-Savoie, à l’invitation d’AMU[1]. Toutes les générations étaient représentées, dans une belle complémentarité. Les différents ateliers, d’effeuillage, d’emballage ou de vente ont été des occasions de partage entre personnes de convictions différentes (chrétiens, musulmans, agnostiques …) réunies pour un même objectif : aider à la scolarisation de jeunes, particulièrement des filles, dans une région d’Afrique éprouvée par une guerre interminable. Dans cette région, le Kivu, des bandes armées s’affrontent et terrorisent la population pour prendre le contrôle des mines d’or de diamant et de coltan. Les enfants dont les familles n’ont pas les moyens de payer la scolarité sont des proies faciles pour les mercenaires qui les recrutent pour travailler dans les mines ou pour en faire des enfants soldats. En permettant à ces enfants de retrouver les bancs de l’école, ils sont protégés et peuvent se construire un avenir plus digne. L’intégralité de la somme collectée lors de la vente de roses est envoyée aux prêtres diocésains partenaires, et employée à la scolarisation des jeunes. En 2016, soixante dix jeunes en ont bénéficié. Cette année, près de 3000 roses ont été vendues dans huit ensembles paroissiaux. Les roses restantes ont été données dans des maisons de retraite ou offertes pour le fleurissement des églises. Cette année des jeunes musulmans sont venus nous aider à l’emballage, affrontant la chaleur, en plein ramadan.

Les moments de convivialité sont appréciés de tous. À Rumilly et Cervens, le samedi ou le dimanche à midi, un repas rassemble les participants qui le souhaitent. Des moments réconfortants pour certaines mamans, qui vivent seules, et dont les enfants sont loin !

C’est aussi l’occasion de vivre concrètement notre foi. Une jeune responsable de la vente sur un secteur nous a partagé son expérience : « Cette année, nous avons commandé 400 roses de plus. J’étais stressée parce que je voyais que nous n’allions pas arriver à tout vendre. Ma maman m’a remis dans l’essentiel. Elle m’a dit de me rappeler que je ne faisais pas cette action pour moi mais pour Dieu et que je pouvais prier pour tout lui confier. Comme il restait encore beaucoup de roses le dimanche à midi, le curé de notre secteur a téléphoné à un de ses confrères, qui célébrait une messe le soir, dans une paroisse voisine. Il nous a donné son accord. J’ai prié et nous avons tout vendu ! ». Cette action est l’occasion de beaux échanges entre générations et entre personnes de différentes convictions. Pour les initiateurs d’AMU, c’est encourageant de voir les jeunes prendre le relai avec énergie et compétence.

[1] Action pour un monde Uni, ONG du mouvement des Focolari

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